black and white photo of an older man, and young girl talking on a basketball court

Souligner la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation

Aujourd’hui et chaque jour, nous commémorons et honorons les enfants qui ne sont jamais rentrés chez eux et les survivants des pensionnats, ainsi que leurs familles et leurs collectivités. La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation nous donne l’occasion d’écouter et de soutenir les communautés autochtones de l’ensemble du Canada.

Maison Birks appuie avec fierté First Assist, un organisme caritatif dirigé par des Autochtones qui encourage les jeunes à se réaliser et à réussir.

Nous avons interviewé John et Kyle Chabot, père et fils fondateurs de cet organisme, pour vous inciter à en apprendre davantage sur First Assist et sur le travail extraordinaire qu’ils font pour venir en aide aux communautés autochtones partout au Canada.

À propos de First Assist

Pouvez-vous nous parler un peu de First Assist?

John: « First Assist a été fondé en 2012, mais le travail a vraiment commencé 10 années auparavant.

L’organisme a pris forme de façon graduelle. En 2012, First Assist a été officiellement enregistré comme organisme sans but lucratif et est devenu un organisme caritatif au début de 2021. »

« First Assist est un organisme caritatif familial et autochtone qui vise à améliorer la vie des jeunes. Nous croyons aux bienfaits du sport et de l’éducation, et nous avons vu l’énorme incidence qu’ils ont sur les collectivités. Nous voulons que les enfants de partout comprennent qu’il y a une façon d’aller de l’avant en tout temps et qu’il y a toujours quelqu’un qui pense à eux et qui les protège. Lorsqu’ils se sentent vus, utiles, appréciés et validés, cela les aide à réaliser des choses qu’ils ne pensaient pas pouvoir accomplir. »

«Notre mission consiste à offrir des chances égales à tous. Avec First Assist, nous voulons ménager des possibilités pour les enfants qui n’y ont habituellement pas accès. »

Qui a fondé First Assist?

Kyle: « Au départ, c’est John qui a eu l’idée et je me suis joint à lui au début des années 2000. First Assist a vu le jour alors que nous travaillions avec un autre groupe dans le Nord de l’Ontario. Un regard entre John et moi a suffi pour que nous sachions que nous voulions faire quelque chose qui n’avait jamais été fait auparavant. En 2012, nous avons uni nos forces en tant que père et fils. Nous avons discuté des objectifs que chacun avait en tête pour cette initiative. C’était le début officiel de First Assist. »

«Nous avons établi un lien de confiance très fort avec eux, et retourner dans ces collectivités et voir ces gens réussir leur vie est extraordinaire!»


Programmes et initiatives de First Assist

Quels sont les projets à venir pour First Assist?

Kyle: « Nous avons des discussions avec les Premières Nations d’Elsipogtog, de Kangirsuk, de Chesterfield Inlet, de Selkirk et de Whitehorse. Nous voulons être sans cesse actifs dans les collectivités partout au pays sans pour autant nous disperser. Pour l’instant, notre objectif est d’être dans environ six communautés et d’y mettre en place des programmes permanents. Ainsi, une personne désignée au sein de la collectivité gérera en permanence nos programmes parascolaires. Avoir quelqu’un sur place de façon continue aide à établir la confiance auprès des enfants, ce qui en fin de compte les incite à être de plus en plus nombreux à prendre part chaque jour aux activités.

Nous cherchons à créer des programmes durables gérés par la collectivité. Nous comprenons que, pour que les programmes de First Assist soient efficaces, ils doivent répondre aux souhaits et aux besoins de la collectivité. Nous travaillons avec chaque collectivité à cerner ses problèmes particuliers en vue de l’aider à les résoudre ou à les atténuer. »



De quelles initiatives êtes-vous le plus fier?

Kyle:  « Pour moi, la Première Nation Selkirk se démarque. Nous avons grandi avec leurs jeunes et tous les enfants à qui nous avons enseigné sont maintenant adultes et certains d’entre eux ont même des enfants. Les enfants avec lesquels nous avons travaillé sont maintenant devenus des leaders dans leurs collectivités.»

John: « Je me souviens avoir vu mon père créer des possibilités d’emploi pour les jeunes Autochtones partout au pays. Cela a eu un effet considérable sur ma vie. Pour ma part, ce que je trouve le plus gratifiant, ce ne sont pas nécessairement les communautés, mais les individus. »


Quel est votre rêve pour First Assist?

Kyle: « Notre rêve est que First Assist ne soit plus nécessaire. Cela signifie qu’il faut créer des programmes vraiment durables pour que les collectivités n’aient plus besoin de nous et que nous agissions uniquement à titre de consultants. Nous cherchons à renforcer le leadership dans les collectivités grâce aux enfants à qui nous enseignons afin qu’ils puissent revenir et diriger le programme à notre place. En même temps, nous ne voulons jamais perdre nos traditions. Nous ne voulons jamais que les jeunes de ces collectivités oublient leurs origines ou cessent d’en être fiers. »